AI Act 9 min

    AI Act : dès le 2 août 2026, les contrôles commencent — ce qui est obligatoire et ce qui a été reporté

    Non, l'AI Act n'a pas été entièrement reporté. À partir du 2 août 2026, l'Europe passe à la phase de contrôle. Voici les vraies dates et les actions à prendre immédiatement.

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    AI Act au 2 août 2026 : ce qui devient obligatoire, ce qui est reporté par l'AI Omnibus, les amendes et la checklist PME. Dates officielles vérifiées.

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    Bernard Frisque, en costume bleu, échange avec deux robots humanoïdes devant des écrans holographiques affichant les échéances de l'AI Act à Bruxelles
    Illustration générée par intelligence artificielle.
    En 30 secondes
    • L'AI Act (ou « IA Act », le règlement européen sur l'intelligence artificielle, règlement UE 2024/1689) est entré en vigueur le 1er août 2024. Le 2 août 2026, c'est son application qui s'élargit et les contrôles qui démarrent.
    • Le report (« AI Omnibus », règlement UE 2026/1744) vise surtout les systèmes à haut risque : 2 décembre 2027 et 2 août 2028.
    • Ne sont pas reportées : la transparence (chatbots, deepfakes, textes d'intérêt public), la sensibilisation des équipes, les pratiques interdites.

    Le même jour : l'Europe lance son appel d'offres pour 7 centres de calcul IA

    Pendant que les contrôles démarrent, l'Europe accélère aussi sur les moyens : un appel d'offres est lancé pour faire du continent une véritable terre d'intelligence artificielle, avec 7 centres de calcul destinés à entraîner et faire tourner les modèles européens. Conformité d'un côté, puissance de calcul de l'autre : les deux avancent désormais en même temps.

    Chargement du lecteur vidéo : IA : l'Union européenne lance un appel d'offres
    BFM Business — FacebookVoir sur Facebook (nouvel onglet)

    Ce que montre la vidéo : Séquence d'information de BFM Business consacrée au lancement, par l'Union européenne, d'un appel d'offres destiné à implanter de grands centres de calcul dédiés à l'intelligence artificielle sur le territoire européen.

    Résumé texte accessible (chiffres issus des sources officielles)
    • L'Union européenne lance un appel d'offres pour établir jusqu'à sept AI Gigafactories, de très grandes installations de calcul dédiées à l'intelligence artificielle.
    • Le financement public européen et national peut atteindre 10 milliards d'euros, avec l'objectif de déclencher au moins 20 milliards d'euros d'investissements privés supplémentaires.
    • Ces infrastructures doivent donner aux start-ups, PME, industriels, universités et administrations un accès à la puissance de calcul nécessaire pour entraîner et affiner des modèles d'IA avancés.
    • Elles viennent compléter le réseau des 19 AI Factories déjà en place et s'inscrivent dans le plan européen visant à faire de l'Europe un continent de l'intelligence artificielle.

    Les sous-titres automatiques peuvent être activés directement dans le lecteur Facebook (bouton « CC » du player), lorsqu'ils sont proposés par l'éditeur de la vidéo.

    « IA : l'Union européenne lance un appel d'offres » — vidéo BFM Business, publiée sur Facebook.

    Faits & preuves

    Chaque élément annoncé dans cette vidéo est vérifiable. Voici la chronologie des faits et les sources officielles correspondantes, cliquables une par une.

    1. 9 avril 2025

      Appel à manifestation d'intérêt sur les AI Gigafactories

      La Commission européenne et l'entreprise commune EuroHPC invitent les acteurs du secteur à se manifester pour la future création d'AI Gigafactories dans l'Union.

    2. 27 juillet 2026

      EuroHPC lance l'appel d'offres

      L'entreprise commune EuroHPC publie l'appel d'offres destiné à sélectionner les consortiums qui construiront et exploiteront les futures AI Gigafactories européennes.

    3. 30 juillet 2026

      Jusqu'à 7 AI Gigafactories, plus de 30 milliards d'euros mobilisés

      La Commission européenne confirme un appel d'offres pour établir jusqu'à sept AI Gigafactories en Europe : jusqu'à 10 milliards d'euros de financements européens et nationaux, censés débloquer au moins 20 milliards d'investissements privés, en complément du réseau des 19 AI Factories existantes.

    4. Cadre général

      Le plan « AI Continent »

      Ces investissements s'inscrivent dans le plan d'action de la Commission pour faire de l'Europe un continent de l'intelligence artificielle, adossé à sa stratégie de souveraineté technologique.

    5. Vidéo

      Reportage BFM Business

      La séquence intégrée ci-dessus provient de la page Facebook de BFM Business : « IA : l'Union européenne lance un appel d'offres ».

    Pas de panique, mais plus d'excuses

    À partir du 2 août 2026, la Commission européenne, son AI Office et les autorités nationales commencent à contrôler l'application des règles déjà en vigueur.

    Une information contradictoire circule depuis plusieurs semaines : « l'AI Act aurait été reporté ». Cette affirmation est fausse. Un report a bien été adopté, mais il ne concerne pas l'ensemble du règlement : il vise principalement les systèmes d'intelligence artificielle considérés comme étant à haut risque.

    L'AI Act n'entre pas en vigueur le 2 août 2026

    Première précision importante : l'AI Act est entré en vigueur le 1er août 2024. Son application a été organisée progressivement.

    Calendrier d'application de l'AI Act
    DateÉtape
    1er août 2024Entrée en vigueur du règlement
    2 février 2025Définitions, obligation de sensibilisation à l'IA et principales pratiques interdites
    2 août 2025Modèles d'IA à usage général, gouvernance et cadre des sanctions
    27 juillet 2026Entrée en vigueur du nouvel AI Omnibus
    2 août 2026Majorité des règles restantes, obligations de transparence et début des contrôles
    2 décembre 2026Nouvelles interdictions et fin du délai technique pour certains anciens systèmes génératifs
    2 août 2027Au moins un bac à sable réglementaire par État membre ; échéance pour certains anciens modèles généralistes
    2 décembre 2027Règles complètes pour les systèmes à haut risque de l'annexe III
    2 août 2028Systèmes à haut risque intégrés dans certains produits réglementés

    Que s'est-il passé le 27 juillet 2026 ?

    Le règlement européen 2026/1744, surnommé « AI Omnibus », est entré en vigueur le 27 juillet 2026. Il simplifie l'application de l'AI Act et laisse plus de temps aux entreprises et aux autorités pour préparer les normes techniques des systèmes à haut risque.

    • Recrutement, emploi, éducation, crédit, services essentiels, biométrie, migration, justice : obligations complètes au 2 décembre 2027.
    • Systèmes à haut risque intégrés dans certains produits réglementés (dispositifs médicaux, machines, jouets, ascenseurs) : 2 août 2028.
    Attention au délai du 2 décembre 2026
    Ces quatre mois supplémentaires concernent uniquement certains fournisseurs de systèmes génératifs déjà commercialisés avant le 2 août 2026, pour intégrer le marquage technique détectable des contenus générés. Ils ne donnent aucun sursis aux entreprises, médias ou agences pour publier des deepfakes ou des textes d'intérêt public non signalés.
    Robots humanoïdes discutant dans le hall de la Commission européenne à Bruxelles, devant les drapeaux de l'Union européenne
    La Commission européenne et son AI Office pilotent l'application de l'AI Act — illustration générée par intelligence artificielle.

    Ce qui s'applique réellement à partir du 2 août 2026

    Obligations applicables au 2 août 2026
    SujetSituation exacte
    ContrôlesL'AI Office européen et les autorités nationales supervisent et font respecter les règles déjà applicables
    Chatbots et assistants IALes personnes doivent savoir qu'elles interagissent avec une IA, sauf si c'est manifestement évident
    DeepfakesImages, vidéos ou audios pouvant sembler authentiques : signalement clair obligatoire
    Textes d'intérêt publicÀ signaler lorsqu'ils sont générés ou manipulés par IA sans véritable contrôle éditorial humain
    Émotions et biométrieLes personnes exposées doivent être informées ; certaines utilisations sont déjà interdites
    Formation et sensibilisationLes entreprises utilisant l'IA doivent développer les compétences IA de leurs équipes
    SanctionsLes mécanismes de sanction et de contrôle peuvent être utilisés pour les obligations applicables
    Deux robots humanoïdes analysant des graphiques holographiques de conformité au-dessus de Bruxelles
    Cartographier ses usages IA et mesurer sa conformité, obligation par obligation — illustration générée par intelligence artificielle.

    Qui est concerné ?

    L'AI Act ne vise pas uniquement les entreprises qui développent leurs propres IA. Il distingue deux grands profils.

    • Le fournisseur : l'entreprise qui développe (ou fait développer) un système d'IA et le commercialise sous son nom.
    • Le déployeur : l'entreprise, l'indépendant, l'administration ou l'organisation qui utilise un système d'IA dans le cadre de son activité professionnelle.

    Une PME dont les employés utilisent ChatGPT, Copilot, Gemini, Canva ou Adobe Firefly est donc généralement un déployeur. La Commission européenne confirme qu'une entreprise utilisant ChatGPT pour rédiger des publicités ou traduire des textes doit sensibiliser ses collaborateurs aux risques, notamment aux hallucinations et aux erreurs. L'utilisation strictement personnelle reste hors champ.

    Première obligation : former et sensibiliser les équipes

    L'obligation de développer les compétences en IA existe depuis le 2 février 2025. L'AI Omnibus l'a assouplie, mais ne l'a pas supprimée. Les personnes qui utilisent ces outils doivent comprendre :

    • ce qu'est un système d'IA ;
    • les outils utilisés dans l'entreprise et leurs limites ;
    • le risque d'hallucination ou d'erreur ;
    • les règles sur les données personnelles et confidentielles ;
    • la nécessité de vérifier les résultats ;
    • les situations où une intervention humaine est indispensable.

    Il n'existe aucune formation standard imposée, aucun certificat officiel obligatoire et aucun « responsable AI Act » imposé. L'entreprise doit néanmoins pouvoir démontrer qu'elle a agi : politique interne, supports transmis, liste des participants, dates, règles d'utilisation.

    Deuxième obligation : annoncer clairement les chatbots

    Lorsqu'un système d'IA dialogue avec une personne, celle-ci doit être informée dès le début, sauf si c'est réellement évident. Sont concernés les chatbots de site web, les assistants virtuels, certains avatars, les agents vocaux automatisés et les systèmes répondant directement aux clients.

    « Assistant IA — vous échangez avec un système automatisé. Vérifiez les informations importantes avant toute décision. »

    Si votre chatbot vient d'un prestataire, vérifiez que cette information est visible dès la première interaction — pas cachée dans les conditions générales ou la politique de confidentialité.

    Robot humanoïde en costume d'avocat européen tenant un document AI Act, à côté d'une balance de la justice
    Transparence, deepfakes, sanctions : l'AI Act devient un sujet juridique concret — illustration générée par intelligence artificielle.

    Troisième obligation : signaler les deepfakes

    Un deepfake est une image, une vidéo ou un audio généré ou modifié par IA qui ressemble à une personne, un lieu, un objet ou un événement réel et peut sembler authentique. À partir du 2 août 2026, le déployeur doit le signaler clairement, au plus tard lors de sa première présentation au public. Le signalement doit être visible ou audible : une information cachée dans les métadonnées ne suffit pas.

    « Image générée ou modifiée par intelligence artificielle. » — ou — « Cette vidéo contient des éléments artificiellement générés ou manipulés. »

    Pour une œuvre manifestement artistique, fictive ou satirique, l'information peut être présentée sans perturber l'expérience, mais elle doit rester compréhensible.

    Toutes les images IA doivent-elles être signalées ? Non.

    C'est l'une des principales confusions. Le fournisseur d'un système génératif doit mettre en place un marquage technique détectable. L'entreprise qui utilise l'image n'est pas automatiquement obligée d'ajouter une mention visible sur chaque illustration. L'obligation visible vise surtout les deepfakes. Une illustration manifestement imaginaire ou abstraite n'est pas nécessairement un deepfake — mais une mention volontaire reste une bonne pratique.

    Les articles rédigés avec l'IA

    Les textes générés ou manipulés par IA publiés pour informer le public sur un sujet d'intérêt public doivent être signalés lorsqu'ils n'ont pas fait l'objet d'une véritable validation humaine. Sont notamment visés : politique et élections, décisions publiques, justice, sécurité, santé, environnement, droits fondamentaux, protection des consommateurs, évolutions économiques, financières, scientifiques ou culturelles.

    Une exception importante existe : la mention n'est pas obligatoire lorsque le texte a fait l'objet d'un contrôle humain substantiel et qu'une personne en assume la responsabilité éditoriale. Cela signifie examiner le fond, vérifier les faits et les sources, corriger les erreurs, pouvoir refuser la publication et assumer la responsabilité finale. Une simple relecture orthographique ne suffit pas.

    Ce que doivent faire les médias et les sites d'information

    • les sources consultées ;
    • le nom de la personne ayant vérifié le contenu ;
    • la date de la validation ;
    • les corrections effectuées ;
    • la décision de publier ;
    • la personne assumant la responsabilité éditoriale.

    Les outils RH et de recrutement

    Analyser des candidatures, filtrer des CV, classer des candidats ou évaluer des travailleurs peut relever du haut risque. Les obligations complètes sont reportées au 2 décembre 2027 — ce n'est pas une autorisation d'attendre sans rien faire.

    • identifier les outils concernés ;
    • comprendre la logique de leurs résultats ;
    • vérifier les risques de discrimination ;
    • prévoir une intervention humaine ;
    • documenter les fournisseurs ;
    • informer les responsables RH ;
    • vérifier la gestion des données personnelles.

    Certaines utilisations sont déjà interdites

    Depuis le 2 février 2025 : certaines formes de manipulation nuisible, la notation sociale, la constitution massive de bases de reconnaissance faciale par aspiration non ciblée d'images, la reconnaissance des émotions au travail et dans l'enseignement. Les systèmes produisant du contenu sexuel intime non consenti ou du matériel d'abus sexuel d'enfants seront explicitement visés par de nouvelles interdictions à partir du 2 décembre 2026.

    Quelles amendes ?

    Les montants souvent cités sont des plafonds maximaux, pas des amendes automatiques.

    Plafonds de sanction prévus par l'AI Act
    PlafondCas visé
    35 M€ ou 7 % du CA mondialCertaines pratiques interdites
    15 M€ ou 3 % du CA mondialAutres obligations, dont la transparence de l'article 50
    7,5 M€ ou 1 % du CA mondialInformations incorrectes, incomplètes ou trompeuses aux autorités

    Pour les PME et start-up, c'est le montant le plus faible entre la somme fixe et le pourcentage qui est retenu. La nature de l'infraction, sa durée, sa gravité, le caractère volontaire ou négligent, la coopération et la taille de l'entreprise sont pris en compte.

    Ce que chaque PME devrait faire maintenant

    1. 1

      Créer un registre des outils IA

      Nom, fournisseur, objectif, utilisateurs, données introduites, type de contenu produit, présence d'un contrôle humain, publication éventuelle des résultats.

    2. 2

      Nommer une personne de référence

      Un AI Officer n'est pas obligatoire pour la majorité des PME, mais quelqu'un doit centraliser informations et décisions.

    3. 3

      Rédiger une règle interne d'utilisation

      Données interdites, obligation de vérifier les résultats, interdiction de publier automatiquement des contenus sensibles, règles de signalement, procédure en cas d'incident.

    4. 4

      Sensibiliser les collaborateurs

      Une session adaptée aux outils réellement utilisés, un document interne et une trace de participation constituent un point de départ crédible.

    5. 5

      Vérifier les contenus publics

      Ce contenu peut-il sembler authentique alors qu'il est artificiel ? Représente-t-il une personne ou un événement réel ? Informe-t-il sur un sujet d'intérêt public ? A-t-il été vérifié ? Qui en est responsable ?

    6. 6

      Contrôler les chatbots

      Le visiteur doit comprendre dès le début qu'il échange avec un système automatisé.

    7. 7

      Identifier les usages sensibles

      RH, évaluation des personnes, biométrie, crédit, éducation, accès à un service essentiel : analyse spécifique requise.

    8. 8

      Conserver les preuves

      Politiques internes, supports de formation, listes de participants, captures des mentions de transparence, validations éditoriales, contrats fournisseurs, évaluations de risques.

    Trois fausses informations à ne plus diffuser

    « Tout l'AI Act a été reporté. »

    Faux. Seules certaines échéances, principalement liées aux systèmes à haut risque, ont été déplacées.

    « Toutes les images IA doivent porter un énorme logo IA. »

    Faux. Les obligations dépendent du rôle de l'entreprise, de la nature du contenu et du risque qu'il soit pris pour un contenu authentique.

    « Tous les employés doivent obtenir un certificat européen avant d'utiliser ChatGPT. »

    Faux. Il n'existe ni certificat obligatoire, ni format unique de formation. L'entreprise doit cependant prendre et documenter des mesures adaptées.

    Conclusion

    Le 2 août 2026 ne signifie pas qu'il faut un dossier de conformité de plusieurs centaines de pages. Mais à partir de cette date, une entreprise ne peut plus raisonnablement prétendre qu'elle ignorait les règles.

    Le premier objectif n'est pas d'interdire l'intelligence artificielle. Il est de savoir où elle est utilisée, par qui, avec quelles données, dans quel but et sous quel contrôle humain.

    L'AI Act ne marque pas la fin de l'IA dans les entreprises européennes. Il marque la fin de son utilisation sans règles, sans transparence et sans responsabilité.
    Information importante
    Cet article présente le cadre général applicable au 1er août 2026 sur la base des textes et informations officiels de l'Union européenne. La qualification juridique d'un système dépend de sa fonction, de son contexte d'utilisation et du rôle exact de l'organisation. Ce contenu informatif ne remplace pas un conseil juridique adapté à une situation particulière.
    Mention éditoriale
    Article préparé avec l'assistance d'un outil d'intelligence artificielle, puis relu, vérifié, corrigé et validé sous la responsabilité éditoriale de Bernard Frisque. Les échéances ont été vérifiées dans les publications officielles de la Commission européenne et dans les règlements publiés sur EUR-Lex.

    Questions fréquentes sur l'AI Act

    L'AI Act a-t-il été reporté ?

    Non, pas dans son ensemble. Le règlement (UE) 2024/1689 est entré en vigueur le 1er août 2024 et s'applique progressivement. L'« AI Omnibus » (règlement UE 2026/1744, en vigueur le 27 juillet 2026) reporte principalement les obligations des systèmes à haut risque au 2 décembre 2027 et au 2 août 2028.

    Que se passe-t-il concrètement le 2 août 2026 ?

    La majorité des règles restantes deviennent applicables et les contrôles démarrent : obligations de transparence (chatbots, contenus générés par IA, deepfakes, textes d'intérêt public), gouvernance nationale et régime de sanctions pleinement opérationnels.

    Quelles sont les dates clés de l'AI Act ?

    1er août 2024 : entrée en vigueur. 2 février 2025 : pratiques interdites et sensibilisation à l'IA. 2 août 2025 : modèles d'IA à usage général et gouvernance. 2 août 2026 : majorité des règles restantes et contrôles. 2 décembre 2027 et 2 août 2028 : systèmes à haut risque.

    Mon entreprise est-elle concernée si elle utilise seulement ChatGPT ?

    Oui. Une PME qui utilise un outil d'IA est « déployeur » au sens du règlement : elle doit assurer un niveau suffisant de maîtrise de l'IA pour ses équipes, signaler les interactions avec un chatbot et étiqueter certains contenus générés ou manipulés par IA.

    Quelles amendes en cas de non-respect de l'AI Act ?

    Jusqu'à 35 millions d'euros ou 7 % du chiffre d'affaires mondial pour les pratiques interdites, jusqu'à 15 millions ou 3 % pour la plupart des autres manquements, et jusqu'à 7,5 millions ou 1 % pour des informations inexactes, avec des plafonds adaptés aux PME.

    Faut-il un certificat officiel pour former ses équipes à l'IA ?

    Non. Aucun certificat européen obligatoire n'existe. L'entreprise doit prendre des mesures proportionnées de sensibilisation et de formation, puis les documenter.

    Sources officielles

    • Commission européenne — calendrier officiel d'application de l'AI Act et échéances modifiées par l'AI Omnibus (AI Act Service Desk).
    • EUR-Lex — règlement européen 2026/1744 du 8 juillet 2026, en vigueur depuis le 27 juillet 2026.
    • Commission européenne — obligations de transparence de l'article 50.
    • Commission européenne — questions et réponses sur la sensibilisation et les compétences en IA.
    • EUR-Lex — sanctions et plafonds prévus par l'article 99.
    • Commission européenne — communiqué du 31 juillet 2026 confirmant le début de l'application et des contrôles le 2 août 2026.

    Sujets liés

    Pour aller plus loin : le fil complet des actualités, l'historique des combats digitaux et les agents IA qui surveillent ces régulations.